Au Japon, il existe des mangas sur à peu près tout. Si vous venez de passer les 10 dernières années dans le trou d’une grotte avec un ours, un manga est une bande-dessinée japonaise souvent imprimée sur du papier bon marché.
Les Japonais en sont friands et comme dit plus haut, les histoires touchent à tous les sujets: la boxe, la SF, les enquêtes policières, etc etc.
Des fois violents, des fois à l’eau de rose, la diversité des mangas est sans nul doute l’une des clefs de leur popularité.
C’est donc sans surprise (bon ok, on a quand même été un peu surpris…) que l’on découvre “Les Gouttes de Dieu” (Kami no Shizuku en Japonais), un manga sur le thème du vin!
“Mais que peut-on bien raconter sur le vin pour en faire une histoire?” me direz-vous…
Et bien les Japonais l’ont fait.
Comme (presque) tout manga qui se respecte, le héro est un jeune homme qui à travers les tomes va évoluer dans le monde choisis, ici l’oenologie. Mais pas seulement car vous vous en doutez bien, on en a un peu rien à battre de suivre la formation d’un ado qui va à l’école (quoique… il existe des mangas sur ça aussi).
Il faut donc un peu d’action et un scénario pour captiver les millions de lecteurs. Le scénariste, Tadachi Agi a donc pensé à lancer ses personnages dans une folle aventure digne des meilleures films d’Hollywood.
Pour résumé, un oenologue de renom meurt et lègue dans son testament sa cave à l’un de ses deux fils qui saura résoudre 12 énigmes concernant 12 vins. Dans la foulée, un 13ème vin mystérieux fait son apparition, appelé “Les gouttes de dieu”.
Les deux frères ennemis dont bien sûr tout les oppose, vont donc se lancer dans cette course poursuite mélangeant intrigues, investigations et chasse au trésor.
Et le vin dans tout ça? Oui parce que c’est bien joli de parler de vin mystérieux mais qu’en fait-on?
Car là est l’ingéniosité du manga. Tout comme les bandes-dessinées basées par exemple sur le basket-ball, le lecteur aura l’opportunité d’en apprendre un peu plus sur l’univers du vin, le langage, son histoire etc.
Les vins star du manga sont loins d’un Côtes-du-Rhône bon marché à 3.-. Ici nous parlons de Domaine de La Romanee-Conti Richebourg 1990, ou d’un Château Mouton-Rotschilds Pauillac 1982.
L’oenologie pour les nuls? Un peu quand même mais les Japonais ont réussi à décortiquer la profession de telle manière que la popularité pour les vins a bondi de façon significative au Japon! Cela est monnaie courante au pays du Soleil levant; écrivez une histoire à succès sur les pingouins, le lendemain tout le monde se baladera en smoking…
Le fait aussi que les Japonais aiment bien les stéréotypes (demandez à un Japonais moyen c’est quoi la Suisse…) fait qu’on apprend un peu par l’extrême. Exemple ici, les vins français sont à l’honneur alors qu’il y a de très bons vins chiliens ou australiens. L’histoire se lit quand même facilement et comme tout bon manga qui se respect, nous sommes impatient de voir le dénouement.
La série est toujours en cours en Occident.
Plus d’information sur “les gouttes de dieu” sur le site de Glénat et disponible sur Amazon.fr.
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